Viande

FOCUS BOEUF

La filière élevage et viande (Interbev) ne cesse de progresser dans les domaines de l’environnement et de la protection animale.

En concertation avec les principales ONG (WWF, FNE, WelFarm, CIWF…) la filière élevage et viande s’est engagée, dès 2017, dans une démarche collective de responsabilité avec le Pacte pour un Engagement Sociétal. Celui-ci s’inscrit dans la norme internationale ISO 26 000.

Le premier volet de cette démarche est la préservation de l’environnement, avec l’objectif d’utiliser le moins de ressources non renouvelables possible. 2000 éleveurs bovins ont déjà été sensibilisés dans la démarche Life Beef Carbon qui doit s’étendre à tous les élevages et diminuer de 15% l’empreinte carbone d’ici 2027. 

Le bien-être animal, sujet cher aux français, constitue le deuxième volet. Les abattoirs ont la responsabilité d’investir dans des bâtiments plus ergonomiques, plus confortables et plus lumineux.

Au moins un Responsable Protection Animale doit être nommé dans chaque abattoir, et une formation spécifique dispensée à chaque personne en contact avec les animaux.

Enfin, la filière s’engage pour une consommation responsable et équilibrée. L’étiquetage au niveau consommateur se développe. Sur chaque produit emballé le consommateur peut déjà lire le numéro de lot, l’estampille sanitaire, le lieu de naissance, d’élevage, d’abattage et de découpe de l’animal, auxquels s’ajoutent de plus en plus fréquemment des informations nutritionnelles, des conseils cuisson ainsi que des repères de proportions.

FOCUS PORC

La filière porcine  : la qualité et la sécurité de l’offre française 

La filière montre patte blanche pour gagner la confiance des consommateurs. En France, tous les porcs sont ainsi identifiés par un numéro tatoué à l’épaule qui indique leur provenance exacte. Des contrôles vétérinaires sont effectués avant et après l’abattage. L’avenir passera par une attention accrue au bien-être animal, auquel le grand public se montre de plus en plus sensible. Le logo « Le porc français » va ainsi évoluer pour intégrer des critères relatifs au traitement des animaux.

Le secteur a réduit de plus de moitié l’exposition des porcs aux antibiotiques.

En guise d’alternative aux médicaments, les professionnels planchent sur la granulométrie des aliments, la digestibilité et la qualité des protéines ou encore l’utilisation d’argiles, d’huiles essentielles, de probiotiques ou d’oxyde de zinc dans l’aliment.

Les éleveurs français travaillent enfin à réduire leur empreinte environnementale. En 25 ans, ils ont déjà diminué les rejets d’azote de plus de 40% et ceux de phosphore de 60 à 70% par animal. Un nombre croissant d’éleveurs pratiquent par ailleurs la méthanisation, technique qui permet de transformer le lisier en chaleur et en électricité. Décidément, tout est bon dans le cochon !

porc

FOCUS VOLAILLE

Des meilleures conditions d’élevage pour les poulets français

Malgré la concurrence de pays à bas coûts, la filière avicole française continue de séduire des consommateurs attachés à la qualité de leurs aliments. Le leader du secteur va construire un site de découpes de poulet en Bretagne, où il prévoit d’investir 160 millions d’euros dans les années qui viennent. Cocorico !

Mais le développement de l’industrie avicole ne se fait pas n’importe comment.

Les poulaillers français s’engagent à améliorer les conditions d’élevage.

Poussées par des associations de défense des animaux comme Welfarm ou L214, plusieurs entreprises du secteur ont signé l’European chicken commitment qui impose une densité maximale de 30 kilogrammes de bêtes par mètre carré, le contrôle par un organisme tiers, ou encore un étourdissement à l’abattoir. Ces engagements représentent un réel effort financier, allant jusqu’à 60% de surcoût par poulet.

A travers le pacte Ambition Anvol 2025, l’ensemble de la filière volaille prend ses responsabilités. Elle promet de donner un accès à la lumière naturelle pour plus de 50% des volailles de chair d’ici 2025. Elle va diminuer la consommation d’antibiotiques de 60% d’ici 2025, par rapport au niveau de 2011. Enfin, elle va moderniser ses abattoirs et rénover 10% de ses bâtiments chaque année.

Elle s’inscrit ainsi dans la logique du plan de relance gouvernemental. Celui-ci veut répondre aux attentes de consommateurs soucieux du traitement des animaux qui finissent dans leurs assiettes. La France veut être à la hauteur de son emblématique coq !

volaille